ÉGLISE ET CULTURE
9 et 10 décembre 1980*
“Le New York Times annonce l’assassinat de John Lennon, l’une des stars des Beatles. Toute une première demi-page, et une page entière à l’intérieur ! je me souviens des convulsions de milliers de gens à la seule vue de ces prophètes aux cheveux longs, ces annonciateurs – de quoi ? Il m’a toujours semblé que le rock était l’expression la plus ostensible de la possession collective, du démonisme au coeur même de notre vivilisation malade.”
“La télévision nous montre des foules en pleurs aux abords de l’immeuble où vivait Lennon … À l’école, les jeunes élèves, de chagrin, ne peuvent pas passer leurs examens ! Le principe “vous les reconnaitrez à leurs fruits” est toujours applicable. Quels sont donc les fruits de ces années 1960, dont l’éponyme était Lennon ? C’est à cette époque-là qu’a commencé la décomposition de l’Amérique, l’apparition de ces “jeunes” qui se voulaient les juges de toutes les “valeurs traditionnelles”. C’est alors que le noir est devenu blanc et inversment – au nom, bien sûr, d’un soi-disant “bonheur”, d’une soi-disant “vie”. La tragédie du Vietnam, la drogue, la “révolution sexuelle”, l’infatuation de soi – toute la pacotille de ces années-là… Et voici que maintenant ils pleurent leur “rêve”, leurs “espoirs déçus”, et le monde adulte”, en est profondément attendri. La Pologne, l’Afghanistan, tout pâlit devant ce malheur.”
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*Alexandre Schmemann, Journal, Editions des Syrtes, Paris, p. 732-733
http://en.wikipedia.org/wiki/The_Beatles
Les Cahiers Liturgiques, No 8A : La falsification du beau (II) – Musique, 175 p.
Le Chant de l’Église – édition française, 1996